Le pôle Solidarité Internationale
Connaissez-vous le pôle Solidarité Internationale de l’EMC ?
Non ? Voici un petit aperçu des projets passés ou actuels, qui ont pu être réalisés par des étudiants au cours de ces dernières années…
ACTIONS DE SANTÉ POUR LES NIOGOMÉRANKÉS
Niogoméra est un village malien de plus de 3000 habitants, situé dans la région de Kayes en zone sahélienne. Le projet de construction d’un centre de santé est né en 2006 de la rencontre d’étudiants de la faculté de médecine de Créteil et de ressortissants du village vivant en France, organisés autour d’une association, ayant pour but d’améliorer les conditions de vie au village. Les conditions d’accès aux soins à Niogoméra étaient alors difficiles, notamment pour les femmes lors des grossesses.
Partant de ce constat, un partenariat entre l’association des ressortissants de Niogoméra en France (ARNF) et l’EMC fut créé et un premier groupe d’étudiant initia un projet de construction d’une structure de soin. Au vu des besoins de la population de Niogoméra et des villages alentour, les autorités maliennes recommandèrent la construction d’un centre de santé communautaire (CSCOM). Équivalent à des dispensaires, les CSCOM délivrent des soins de base : suivi des grossesses, accouchements, vaccination et suivi des enfants, délivrance de médicaments essentiels tels que les traitements contre le paludisme. Le financement de ces centres doit être assuré par les communautés villageoises, par un système d’abonnement et principalement lorsqu’ils paient les soins et les médicaments.
En 2006-2007, les étudiants participèrent à la constitution du dossier technique du projet et à la recherche de financement. Un important bailleur, le fond de coopération franco-malien, rattaché au ministère des affaires étrangères accepta de financer le projet. Les étudiants de l’EMC furent en mesure de financer une partie des matériaux de construction, via des subventions de partenaires dont l’Université et l’organisation d’évènements pour récolter des fonds. Ils séjournèrent au Mali en juillet 2007, où ils finalisèrent la validation du dossier auprès des administrations concernées, en particulier la direction régionale de la santé de Kayes et le bureau de la coopération. Ils mirent à profit leur séjour pour affiner leurs recherches concernant les problèmes de santé propres au Mali et au village dans l’optique de mener des actions d’éducation et de prévention.
En 2007-2008, un second groupe d’étudiants reprit le projet. Ils levèrent de nouveau des fonds (Université, CROUS de Créteil, Val-de-Marne, évènements de l’EMC…) qui, en complément de l’ARNF et du fond de coopération franco-malien permirent de finaliser la construction du bâtiment. Ils travaillèrent à la mise en place d’une formation aux gestes de premiers secours avec l’aide de formateurs du SAMU 94. Cette formation fut dispensée au cours de leur séjour au village en juillet 2008 en plus de groupes de discussion consacrés aux maladies sexuellement transmissibles et au paludisme.
En 2008-2009, la construction du bâtiment fut achevée. Un troisième groupe d’étudiants participa au financement du système d’adduction d’eau, de l’installation électrique (panneaux solaires et générateur) et à l’achat d’un réfrigérateur pour conserver vaccins et médicaments. Ils travaillèrent également sur la formation aux premiers secours et aux actions de prévention entrepris les années précédentes et les renouvelèrent lors de leur séjour. Ils discutèrent de l’organisation du CSCOM avec l’équipe administrative en cours de constitution ainsi que la sage-femme du village qui y travaille aujourd’hui. Enfin une correspondance épistolaire entre une école française et celle de Niogoméra fut initiée.
Ces projets n’étant pas de notre domaine de compétence, les étudiants de l’EMC ne se sont pas engagés à collaborer dessus.
Aujourd’hui le CSCOM fonctionne et un équilibre financier semble être atteint, ce qui constituait un des principaux enjeux et objectif du projet. Cependant une telle structure de soin autonome reste fragile les premières années de son existence. Les étudiants ayant contribué au projet suivent son évolution et sont en contact avec les Niogomerankés avec qui ils conservent des liens amicaux.
Simon FREMAUX, responsable du projet 2007-2008
L’ERJ de Bobo – Dioulasso
Ce projet, basé sur l’échange et la santé, a été reconduit durant plusieurs années: il a eu lieu pour la première fois en 2004/2005, puis l’année suivante en 2005/2OO6, en 2007/2008, puis enfin en 2008/2009.
La mission se déroulait à Bobo Dioulasso, situé au sud-ouest du Burkina Faso, en partenariat avec l’ERJ (Espace Rencontre Jeunesse), dirigée par Moussa Kafando. Bobo Dioulasso est la deuxième ville du Burkina Faso et abrite environ 500 000 personnes dont 70% est âgée de moins de 25 ans.
L’ERJ a pour but de créer un cadre d’expression d’initiative de la jeunesse de Bobo Dioulasso à travers les objectifs suivants :
- Favoriser la création de cadres de rencontre pour les jeunes
- Susciter et stimuler les actions d’animation au plan éducatif, social et culturel
- Contribuer à la formation et au renforcement des compétences des jeunes
- Faciliter l’accès des jeunes à l’outil informatique et à Internet
Pour tenter de répondre à ces objectifs, les étudiants engagés successivement dans ce projet ont pu participer à la mise en place de différents ateliers et animations auprès des jeunes fréquentant l’ERJ:
- Des ateliers de prévention / sensibilisation MST-SIDA et hygiène de vie, après avoir suivi une formation spécifique auprès du CRIPS d’Ile de France et de médecins de Mondor.
- Des ateliers d’initiation aux gestes de premiers secours. Pour cela, les étudiants se sont eux-mêmes formés auprès du SAMU 94 (formation « FOURMI », adaptée au pays.)
- La rénovation d’une salle polyvalente pour et avec les jeunes.
- Le développement de la pépinière, toujours en association avec les jeunes.
- La mise en place d’un échange épistolaire entre une classe d’école primaire française et les jeunes de l’ERJ, l’organisation d’une sortie culturelle et l’intervention d’un écrivain ou historien à l’ERJ pour discuter et débattre avec les jeunes.
En 2010, deux nouveaux projets se sont montés par de nouveaux groupes d’étudiants motivés et intéressés par la Solidarité Internationale…
LES SAMPANIERS DU VIETNAM
Ce projet, mené en partenariat avec l’association « Les Sampaniers du Vietnam », s’est déroulé dans le village de Hué, au Vietnam, où la population est constituée de familles laborieuses vivant et travaillant à bord d’embarcations sommaires.
Le projet consistait en la construction d’une salle parascolaire/ludothèque sur pilotis, qui permettrait aux enfants de venir suivre des cours de soutien extra scolaires, et aménager une petite bibliothèque. Cette construction a démarré, et se poursuit actuellement grâce à l’argent des subventions récoltées.
Par ailleurs, sur place, les 8 étudiants présents ont fait des formations Premiers Secours pour des enfants et des jeunes, après avoir suivi une formation tout au long de l’année auprès de M. D. MICHEL, membre du SAMU 94. Ils ont aussi fait des consultations pour des malades isolées, ont aidé à la rénovation de l’école maternelle et ont secondé durant 3 semaines la gérante de l’association pour diverses tâches.

UNE ÉCOLE POUR COLMA-SÉGUÉRÉ
Nouveau projet également, celui-ci a été monté en partenariat avec l’Association Humanitaire Franco-Burkinabè (AHFB) et M. Yaya OUATTARA, son président, également directeur/instituteur de l’école primaire du village de Séguéré.
Cette petite école primaire, construite sommairement par l’Etat (pose des murs), ne disposait que de deux salles de classe et n’avait jamais été achevée. Les travaux restants ayant été laissés à la charge de la communauté, qui ne dispose pas des ressources financières suffisantes pour les réaliser.
L’école fonctionne avec deux classes, pour un effectif total de 135 élèves de 7 à 12 ans. Il n’y avait pas de fenêtres, ni de crépis intérieur et extérieur. Le toit manquait d’étanchéité, ce qui entravait la continuité de l’enseignement. Lors des intempéries les enfants sont renvoyés chez eux, avec parfois plusieurs kilomètres de marche à faire. Il n’y avait pas d’infirmerie, ni de logement de maitres, les enseignants parcourant 35 kilomètres chaque jour pour se rendre à l’école. L’école était par ailleurs dépourvue de latrines, ce qui obligeait les enfants à faire leurs besoins dans la nature, avec tous les problèmes d’hygiène et de maladies que cela peut induire. Le groupe a pu aussi visiter et participer (comme il pouvait) à la vie quotidienne du dispensaire : consultations, conseils de nutrition des nourrissons aux jeunes mamans.
Une action de sensibilisation a également été organisée auprès des villageois, avec le concours du personnel du dispensaire local, autour des thèmes du VIH/SIDA et autres MST: projection de films en dioula (sous titré en français!!) suivie de débats… Pas évident! En effet, il reste encore de nombreux tabous autour de la sexualité, de la question de la fidélité, de l’accès et l’utilisation de préservatifs…